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Interview de Betty Batoul pour le magazine bou'd'chou (Maroc)

 

- A quoi ressemble une journée type de Betty, quand vous êtes entourée de vos enfants d’abord ? Ensuite quand ils ne sont pas là !

Comme toutes les mamans je pense, j'applique les gestes du quotidien lorsque les enfants sont présents : départ à l'école, retour avec les devoirs, parfois on prend le temps de parler, on fait la cuisine ensemble et surtout, le moment du repas en famille durant lequel chacun s'exprime. Sans oublier les journées maman passées avec chacun d'entre eux et durant lesquelles, ils sont les maîtres du programme. Complicité, écoute, confidences, rires, partages, émotions, découvertes,... sont souvent au menu des ces moments uniques.

Lorsqu'ils ne sont pas là, aucune journée ne ressemble à l'autre. Un jour je serai sur le terrain pour rencontrer des victimes, un autre , je serai dans une école auprès des jeunes. Certains jours je reste dans mon bureau toute la journée pourécrire, faire de la compta, ranger des papiers, mettre mes sites Internet à jour, préparer des évènements, répondre à la presse,... Je passe aussi beaucoup de temps à lire mon courrier et répondre. Bref, jamais de journée type. Et du coup, on laisse toujours une place pour l'imprévu, cet invité qui ne manque jamais de nous surprendre et j'aime ça.

-En quelle langue parlez-vous avec vos enfants ? (l’arabe des fois ?)

Le français en Belgique. L'arabe uniquement lorsque je suis au Maroc. J'essaie qu'ils apprennent la langue de leur grand père aussi.

Parfois l'anglais car deux de mes enfants ont été scolarisés en immersion français - anglais et j'aime qu'ils continuent à pratiquer cette langue internationale.

 

- Quel a été la dernière punition ? (votre enfant)

Avant de punir, il y a toujours l'avertissement. Si celui ci n'est pas entendu, la sanction tombe : suppression du gsm ou ordi, du vélo, pas de télé, pas de sortie avec les copains, pas d'argent de poche,... et comme en général j'applique toujours ce que je dis, ils prennent les avertissements très au sérieux. Pas la peine de me tester, ils me connaissent.

 

- Qu’est ce qui vous rend le plus fière de chacun d’eux ? (votre enfant)

Le respect qu'ils ont envers moi et l'amour qu'ils me portent. Ma mère m'a souvent dit qu'un homme qui respecte sa mère, respectera son épouse plus tard. Savoir qu'ils rendront un jour une femme heureuse tout comme leur père dont ils ont un modèle formidable me comble de joie.

Depuis leur plus jeune age, je leur répète toujours de croire en leurs rêves et de ne laisser personne leur dire qu'ils ne peuvent pas y arriver. Aujourd'hui, je constate qu'ils sont sur la bonne voie pour les réaliser et cela aussi me rend très fière.

 

- Avez-vous longtemps hésité avant de devenir maman ?

Oui, car mon premier enfant n'est pas arrivé dans de bonnes conditions... Ceux qui ont lu mon roman comprendront. Même si je voulais par dessus tout fonder une famille nombreuse... Pardonnez moi de ne pas m'étendre plus sur cette question difficile pour moi.

 

- Comment expliquez-vous votre métier à vos enfants ?

 Ils  connaissent mon parcours et savent déjà d'emblée à quel point la cause des victimes m'importe. Quant à la prévention auprès des jeunes, mon fils aîné m'a rejoint et s'occupe de la branche jeunes de l'association. Grâce à l'animation, il apprend à ces jeunes à retrouver confiance en eux et se lancer dans l'aventure de leur vie avec un nouveau regard. C'est fantastique le travail accompli avec AnimaKtion. En 9 mois, plusieurs évènements ont été menés avec succès par ce département et beaucoup de jeunes ont repris confiance. Certains ont même retrouvé un travail, car ils avaient désormais une belle image d'eux lors de l'entretien d'embauche. Et c'est notre devise. Aider les victimes à rebondir, y compris les jeunes.

 

- Comment se passe le partage des rôles entre le papa et vous ? qui fait quoi ?

J'ai toujours pensé que si les enfants étaient fabriqués à deux, ils devaient être élevés à deux. C'est le secret d'un enfant épanoui, ouvert et sociable.

Et je vous parle en connaissance de cause. J'ai toujours laissé une grande place à mon mari pour l'éducation des enfants. Bien entendu, il a fallu demander car au départ, le papa pense souvent qu'il n'y arrivera pas aussi bien que la maman. J'ai mis une grande claque à cette fausse croyance et très vite, mon mari s'est occupé des enfants. Il y a trouvé beaucoup de satisfaction et de retours positifs et cela est devenu ensuite un réflexe.

 

- Dernier mot avant le dodo ? (à votre enfant)

 Fais de beaux rêves

 

- Chanson ou histoire le soir ? (quelle chanson ou quelle histoire ?)

J'ai toujours lu des histoires le soir, dans leur chambre. Pour favoriser la lecture et l'imagination. C'est aussi un moment à deux.

De temps en temps, une petite chanson ou un cd avec de la musique classique. Il semble que cela ait donné une vocation musicale au dernier puisqu'il apprend le piano très rapidement et adore apprendre de nouveaux morceaux.

A l'adolescence, ils préfèrent être seuls dans leur chambre avant de dormir et je respecte cela. Les moments de discussion se faisant plutôt dans la cuisine, au moment où je prépare le repas ou lors des journées maman.

 

- Qu’est ce que vous tenez à transmettre à votre enfant ?

Des valeurs comme le respect, le partage, l'écoute et la solidarité.

Et bien entendu, la croyance en leurs rêves et la capacité de les réaliser.

 

- Est-ce plus compliqué de gérer et élever des enfants de pères différents ?

Mon premier enfant est le fruit d'une relation avec un autre père, mais je n'ai aucun contact. Donc je ne peux répondre à la question de la gestion des gardes.

Par contre, ils savent tous la vérité, depuis leur plus jeune age. Cela a fortement réduit les crises à l'adolescence.

 

- Qu’est ce que être maman pour vous ?

Un titre honorifique qu'il faut entretenir et embellir.

 

- Vous êtes auteure romancière. Quelles sont les émotions, la réalité et les rêves qui composent vos livres ?

Un lecteur un jour m'a confié que mon roman était un festival d'émotions : on passe du rire aux larmes, de l'angoisse au bonheur, de la peur à la sérénité, de la colère à la joie sans oublier une grande dose d'espoir.

Ce livre raconte ma vie, la réalité de ma vie mais se colore sans cesse des rêves que j'ai ébauchés petite fille, ceux qui m'ont aidée à traverser les orages de ma vie. 

 

- On vous qualifie de l’écrivain incassable, mais comment vous vous voyez ?

J'aimerais parfois être un petit oiseau et me regarder, avoir un aperçu de ce que les autres voient. Mais hélas, je ne le peux pas. J'habiterai mon corps jusqu'à la fin et après, je ne serai plus là pour vous le dire.

Ceci dit, je garde tout de même une grande part de fragilité mais n'est-ce pas là ce qui fait le côté humain justement ?

  

- Votre dernier livre, Comment les critiques l’ont-elles reçu ?

Les avis étaient divisés. Certains ont beaucoup aimé l'intrigue, le suspens allant crescendo au fil des pages et surtout la chute inattendue. D'autres ont regretté le côté moins "vécu" et "autobiographique". Mais d'emblée, c'est un lectorat qui apprécie moins les fictions.

Par contre tous mes lecteurs ont aimé retrouver mon style d'écriture très fluide, sans détour ni longs descriptifs. L'action et les émotions en toile de fond. Le jet spontané d'écriture. La littéracoeur comme je l'ai appelée.

Tous aussi m'ont dit attendre avec impatience la suite des coquelicots, qui sera également basée sur mon vécu.

 

- De loin, il semble difficile votre métier/passion ; une lutte de chaque instant, un long chemin de traverse.

Qu’est-ce qui est le plus difficile à votre sens ?

Etre entendu. Lorsqu'on croit à ce qu'on fait, que l'on considère la cause comme noble et juste. Humaine et utile. Nécessaire même. On ne comprend pas que le gouvernement ne vous donne pas les moyens d'agir, d'aider toutes les personnes qui en ont besoin. Le découragement guette et nargue souvent la militante que je suis mais je suis un adversaire redoutable quand il s'agit de défendre les plus faibles. Si les ministres et le roi de Belgique que j'ai rencontrés n'a pas pu me donner les moyens, peut-être que le roi du Maroc le pourra. Je ne désespère pas de le rencontrer un jour.

 

- Comment envisagez-vous de durer littératurelement ?

En respectant mes lecteurs. Comment ? en étant à son écoute lors des nombreuses rencontres en Belgique et, notamment avec les Mamans Plurielles, lorsque je suis au Maroc et dont je suis fière d'être la marraine de coeur. Mon objectif sera toujours de donner du plaisir au lecteur et qu'il passe un bon moment en compagnie de ma plume. S'il prend le temps de me lire, s'il consacre une partie de son argent pour acheter mes livres, la moindre des choses c'est de le respecter.

 

- Que rêveriez-vous encore d’accomplir ?

Je suis maman de 4 garçons. J'aurai voulu avoir une fille... Aujourd'hui, je me dis que le destin m'a envoyé ces enfants formidables et que c'est un merveilleux présent. Je souhaite les accompagner jusqu'à la piste de leur envol et ensuite, avoir la possibilité de les regarder voler longtemps, longtemps, très longtemps. Un peu comme des cerfs-volants diffusant ce qu'il y a de meilleur en eux.

 

- Après de longues années de travail, les choses ont l’air de bien se passer, que peut-on vous souhaiter ?

De garder la santé le plus longtemps possible. Tant qu'elle nous accompagne, tout ou presque est réalisable. Le reste réside en la certitude qu'on peut y arriver, qu'il faut se donner les moyens et surtout, avoir la foi.

family

 

Mes enfants, ma richesse.

Saturday the 15th. Coqueli'Coach, à votre service..