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A la question "quelle est votre plus belle réussite ?", une seule réponse résonne la plus part du temps : "mes enfants".

Et tous ces parents veulent le bonheur de leurs enfants, petits bouts d'eux-mêmes. Et pourtant...

Certains pleurent de voir un jour leur enfant humilié, bafoué, battu, violé, malheureux. Oh bien sûr, le voile est opaque sur ce qu'ils vivent vraiment et ce qui se cache derrière a la vie dure. Derrière chaque femme ou homme battu, il y a un père et une mère qui souffrent aussi, qui se demandent quoi faire, qui pensaient que cela n'arrivait qu'aux autres, qui étaient persuadés d'avoir tout fait pour son enfant, ... qui ne comprennent pas, tout simplement.

Chers parents, ceux qui le deviendront et les autres, 

en tant qu'ancienne victime de violence conjugale, je voudrais juste vous dire ces quelques mots :

on ne choisit pas cette vie, on tombe dedans sans le savoir, faute d'ignorer qu'on est tous dignes de respect et d'amour.

Et le plus dur pour vous est probablement cette incapacité à nous aider et nous voir souffrir, presqu'en silence ;

Parce que vous ne pouvez porter plainte si nous sommes majeurs

Parce qu'on ne portera jamais plainte, par peur ou certitude que c'est la dernière fois.  Ou on le fera, mais juste une fois...

Parce qu'on rejette ses parents, honteux et/ou obligé de faire des choix horribles : "ta famille ou moi"

Parce qu'on se persuade que "ça va aller mieux, c'était juste une fois, il/elle ne recommencera pas,..."

Parce qu'au plus on s'enfonce, au plus on a du mal à voir la surface et remonter

Parce que chaque fois qu'on est humilié, bafoué, violé, battu, on veut juste chasser le dégoût de nous, de l'autre et "oublier"

Parce qu'on se sent incapable de réagir, à force de porter désormais d'autres "prénoms" tels que "incapable", "bon/ne à rien", "trop con/ne", "moche",...

Parce que nos décisions de "rester" ou "retourner" dépassent l'entendement que peu de gens comprennent et qu'en plus des coups, on doit souvent subir les phrases assassines "si elle/il reste, c'est qu'il/elle aime ça" ou encore "elle/il n'a qu'à...".

Parce que la police et/ou les juges, sensés nous protéger, doutent parfois et inversent les rôles : la victime est "coupable" et le bourreau est "libre"

Parce qu'à force d'être isolé, on ne sait pas comparer et s'apercevoir qu'on vit en enfer, que c'est possible de vivre "mieux", dans le respect et l'amour.

Parce qu'on veut convaincre l'entourage qui nous assomme de "quitte le/la, tu n'arriveras à rien avec elle/lui" qu'il a tort et on se tue à tout faire pour changer l'autre et en faire un être bon, qui ne frappe plus, qui n'insulte plus. On se tue... à petits feux ou d'un seul coup. Parce que rien ne change.

Le "mal" joue avec nous et s'inverse et devient la "lam" qui nous transperce le cœur, le corps et l'esprit pour nous laisser sur le carreau anéanti. 

Chers parents, ceux qui le deviendront et les autres, 

Nous n'avons pas choisi cette vie. On la subit, on s'éteint, on se meurt devant l'indifférence ou l'injustice. Devant ce monde qui nous accable, qui n'entend pas nos silences hurlants de souffrances. Et vous n'êtes pas responsables de ce carnage.

Mais il est une chose que vous pouvez faire pour prévenir ces calvaires :

Aimez et respecter vos enfants dès le début de leur vie.  Un nouveau né n'est pas la 7ème merveille qu'on exhibe même en plein sommeil.  C'est un être humain en devenir, qui a besoin de dormir.

Ecoutez-les dormir, chanter, rire, parler, raconter, questionner,... prenez réellement le temps de le faire, en silence, sans juger ni prévoir leur vie à leur place.

Regardez-les vivre et grandir, acceptez qu'ils se mettent en colère et apprenez-leur à gérer ces émotions

Parlez du bien et du mal, dites NON aussi souvent que OUI. Soyez juste et droit, félicitez et sanctionnez. 

Séchez leurs larmes sans les accabler et accentuer leur douleur

Montrez-leur par vos actions ce qu'est le respect : dans le couple, dans la rue, au travail, en famille, avec les animaux, la nature, avec le voisin, en vacances,...  Nos paroles n'ont aucun impact sans les actes.

Ouvrez leur esprit dès la petite enfance à ce monde merveilleux et les gens formidables qui l'habitent, y compris nos aînés.

Ne fuyez pas les sujets tabous et parlez de tout.  On appelle cela la liberté d'expression.

Parlez-leur de l'amour et de ses bienfaits, de la haine et de ses conséquence, du partage et de l'amitié.  Parlez aussi des guerres et de l’intolérance, de la politique et de l'argent, des associations et des inventions, du monde en général et puis, laissez-les critiquer

Guidez-les en partageant vos valeurs, y compris celles de votre religion et ensuite, laissez-les choisir.

Adaptez votre langage à chaque age sans jamais leur parler "bébé" ou "gaga"

Montrez-leur la fonction "google" sur internet et le nombre de réponses possibles pour un seul thème. Une manière de leur dire que pour un problème, il y a plusieurs solutions, il faut juste les chercher.

Apprenez à refuser certaines de leurs demandes. Et si la demande est justifiée, ils devront argumenter, négocier et convaincre.

Acceptez que parfois, ils défient l'autorité.  Ouvrez le dialogue, ne fuyez pas les conflits et crevez directement les "abcès". Vous éduquez un être humain qui devra trouver sa place demain, pas un mouton "suiveur".

Utilisez des proverbes et des images pour illustrer vos propos et marquer les esprits.

Offrez-leur un beau stylo et un cahier, afin qu'ils puissent écrire tout ce qu'ils ne peuvent dire.  

Encouragez-les à faire un sport, cultiver une passion, lire, dessiner, bricoler, s'investir pour une cause, aider l'autre,...

Dites leur combien vous les aimez et à quel point vous êtes fier de ce qu'ils sont, disent et font. Les mots doux sont une crème bienfaisante pour le cœur. 

Acceptez d'être un parent imparfait, que vous ne pourrez pas tout gérer ni tout prévoir et que vous commettrez des erreurs.

Sachez enfin que le plus beau cadeau sera votre temps.  Ce temps qui s'écoule et ne revient jamais, utilisons-le à bon escient pour qu'il ne génère aucun regret.

Vous construirez des enfants solides, respectés, aimés, critiques, instruits, ouvert et solidaires.

Vous construirez des citoyens dont le langage, passif ou actif, ne contient pas les mots : frapper, humilier, bafouer, violer.  

Vous construirez des hommes et des femmes heureux, futurs parents avertis qu'ils sont dignes d'amour et de respect.

Chers parents, ceux qui le deviendront et les autres, 

aujourd'hui, j'ai quitté cet enfer. Mais je sais que d'autres luttent encore pour s'en défaire.

j'ai voulu partager mon histoire, source d'espoir 

aujourd'hui, j'apprends à mes enfants le respect et le vis avec mon mari

je milite pour une meilleure prévention, notamment auprès des jeunes dans les écoles

je ne suis qu'une goutte dans la mer et mes actions, de minuscules poussières

mais si elles peuvent sauver celui qui peine dans le désert ou perd pied sur terre

ça valait de le coup de le faire.

On peut changer le cycle de la vie et le rendre meilleur.

C'est aujourd'hui, ici et ailleurs.

Betty Batoul

 

enfants

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