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La manipulation s'exprime de manière sournoise, sans qu'on s'en aperçoive. A tous les niveaux : couple, travail, amis, famille...

Elle est partout et utilise une stratégie fine qui nous éloigne de la vérité, celle qu'il ne faut pas voir ou savoir. On laisse croire, et ça marche. 

Et comme les faits valent mieux que tous les beaux discours, j'aimerais illustrer la manipulation par une anecdote vécue lors de mon retour du Maroc ce 19 mai 2015.

L'avion a décollé depuis plus d'une heure. Je me suis assoupie un moment. Je suis réveillée par un passager, assis de l'autre côté, sur la même rangée.

Il est énervé et parle fort. Debout à sa place, il semble contrarié par le passager assis derrière lui et le ton de sa voix laisse deviner sa colère. 

Les autres personnes du vol tentent de le calmer, et lorsqu'il commence à lever les bras en direction de l'autre monsieur, qui n'a pas bougé d'un poil depuis le début de la scène, un steward s'approche pour le calmer, puis un autre.

Toute l'attention est dirigée vers ce monsieur en colère. Forcément, c'est lui le problème.

Je jette un œil sur le passager, cible de cet énervement dans les airs et je suis surprise par son calme. Rien ne semble le perturber.

J'ai l'impression d'avoir déjà vécu cela...

Les passagers commencent à s'inquiéter de ce bonhomme qui ne veut pas se calmer malgré les tentatives du personnel de bord. Il est fou de crier comme cela ! Tout le monde le regarde et le prend pour un hystérique. Personne n'entend ce qu'il dit. Personne ne veut entendre, alors il s’énerve de plus belle. Surtout lorsqu'on cherche à protéger la cible de sa colère.

J'essaie de comprendre et demande des explications à mon voisin. Il a tout vu et tout entendu. Le passager arrière ne supportait pas de voir le siège avant bouger, sensible à chaque mouvement. Il a demandé au passager avant de cesser de bouger, en ajoutant, très calmement, quelques insultes bien choisies, ce qui n'a pas plu au passager avant. Il lui a demandé de cesser de l'insulter, l'autre à nier et s'est mis à rigoler, en le traitant de fou. La colère a monté d'un cran. Alors que l'un gardait son calme, l'autre s’énervait. Lorsque les autres s'en sont mêlés, le premier a tout nié. Et comme il était très calme, et gardait un sang froid incroyable, on l'écoutait. Alors qu'il était quasi impossible de comprendre l'autre, fou de rage. Bien évidement, c'est le fou qu'il faut mettre en cage !

Belle démonstration de la manipulation. On inverse les rôles et le tour est joué.

Alors que les passagers n'avaient d'yeux que pour le colérique, je regardais l'autre pour tenter de comprendre comment on peut agir de la sorte, allumer l'incendie et puis, jouer les innocents, les victimes ? Pour une fois, je vivais la scène de l'extérieur, comme pour mieux comprendre ce mécanisme de manipulation.

Combien de policiers, de juges ne sont-ils pas abusés ? Combien de victimes ne passent-elles pas pour folles car on ne les croit pas ? Combien de lunettes ne sont-elles pas repeintes par les couleurs choisies par le bourreau ?

Même les avocats se laissent prendre au jeu parfois...

Il est temps d'ouvrir les yeux. Nous en avons deux, certainement pour entendre les DEUX points de vue et non prendre d'office le parti de celui qui reste calme et se fait passer pour la victime.  Gardons à l'esprit la célèbre citation "trop poli pour être honnête" et entendons ce que la victime, la vraie, doit nous dire. Si on l'écoute, sa colère s'atténuera. C'est ce qu'il s'est passé dans l'avion ; celui qui avait tout entendu est intervenu pour expliquer et tout est rentré dans l'ordre. Le passager s'est enfin senti "entendu" 

Cessons d'être manipulés et justice sera rendue, vraiment.

Ne soyons plus trompés par le calme, les apparences ou les mots du bourreau : il ne faut pas juste être de glace pour avoir raison "just ice",

il faut avoir raison : just right.

Betty Batoul

 

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