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Face à la violence, beaucoup se demandent "pourquoi accepter ? pourquoi se taire ? pourquoi ne pas partir ? pourquoi subir ?..."
La réponse est loin d'être évidente, il n'existe pas de solution magique.
Quand un animal est maltraité, la police intervient suite à l'appel des voisins, place l'animal dans un refuge et les bourreaux sont condamnés. Tout est clair.
Quand une victime l'est, elle se tait. Les voisins ne savent rien ou ne veulent plus savoir. Parfois, dans un élan d'audace, la victime appelle la police. Face à un bourreau qui a repris son visage angélique, la police pose des questions, doute parfois et place, dans certains cas la victime dans un refuge, s'il reste de la place. Rien n'est simple.
Pourquoi est-ce à la victime "de partir" ? de fuir ? d'être jetée de chez elle ?
Face à ce mur d'incompréhension, de manque de compassion, d'accusations, la victime hésite.

Mais avant de franchir ce pas, de faire sa valise et partir, il y a des montagnes que certaines victimes ne franchiront jamais : celles qui les enferment dans l'illusion qu'elles donnent d'une vie parfaite, celles de ne rien dévoiler pour ne pas donner un autre visage à leur bourreau que celui qu'il affiche "aux autres", celles de refuser qu'elles ont échoué dans leur couple. Et chaque jour, elles redoublent d'efforts pour tenter de donner le change, se dire qu'elles arriveront à changer la bête en prince, celui du début, se persuader que tout va bien et finir par croire que c'est le cas. Et tant pis pour les humiliations, tant pis pour les paroles qui déchirent l'âme, au diable les coups, on inventera une nouvelle chute dans l'escalier, silence sur les viols, après tout c'est mon conjoint. Silence sur une tentative de vie où les mots respect, tendresse, partage, écoute, avenir, ensemble n'ont plus leur place.

Pourquoi ne partent-elles pas ? 
Parce qu'elles ont fini par croire qu'elles sont incapables de réagir, qu'elles vont échouer et entraîner leurs enfants dans des galères sans nom. Le sacrifice est pour elles moins douloureux que l'inconnu et les foyers d'accueil.
Etre une femme ou un homme battu en 2015 est une véritable honte : "mais enfin, comme as-tu pu ?"
L'incompréhension est telle qu'en parler est une autre montagne à franchir et un sujet complètement tabou. ET même sortie de l'enfer, on entend encore parfois :"D'accord pour militer, mais je refuse de dire que j'ai été battue"
Celles qui sortent du silence ne sont plus sous emprise mais restent salies et ne parviennent pas ou pu à parler, à déposer tout ce qu'elles ont vécu. Et puis, qui les croira ? Cela semble tellement dingue !
Celles qui se taisent vivent parfois l'enfer.
Et derrière les rideaux dentelés des HLM ou villas de haut standing, se cachent des scènes qui n'appartiennent pas qu'aux films.
Sortir du silence et parler un jour est un défi que les victimes, à bout de forces, ne veulent plus relever. Le cou-rage s'est transformé en rage dans un cou étranglé par les maux insupportables, qui ne peut plus parler...
Ces victimes du silence, celles qui n'entrent pas dans les statistiques, refusent de souffrir plus encore. Car après toutes ces années, si elles choisissent enfin de parler, on ose encore leur reprocher "mais pourquoi as-tu attendu tant d'années ?"
Je rêve d'une société ou les victimes apprennent enfin que Partir ne rime pas avec échec, juste avec Avenir.
Je rêve d'une société où l'on ne posera plus tant de questions aux victimes, celles qui les déstabilisent, celles auxquelles elles n'ont pas de réponses et qui finissent par les enfermer plus longtemps.
Je rêve d'une société où les victimes trouveront un lieu pour reconstruire leurs vies brisées en mille morceaux et reparler d'avenir.
Je rêve qu'un jour mes rêves se réalisent.
Betty BatoulPartir ne rime pas avec échec, juste avec Avenir.

Partir ne rime pas avec échec, juste avec Avenir.

Saturday the 15th. Coqueli'Coach, à votre service..